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Nos vignerons

Domaine Méo-Camuzet

Domaine Méo Camuset

Domaine Méo Camuzet

DE LOUIS XIII (1630) À CHARLES DE GAULLE, Jean Méo et Henri Jayer, et aujourd’hui Nicolas Méo.

Depuis plus de quatre siècles la famille Méo se consacre à la culture de la vigne et à la vinification. Le village bourguignon de Selongey, au nord de la Côte d’Or, en est le berceau. 

A partir du milieu du 19ème siècle, les enfants MEO choisissent la voie des études. Ainsi l’arrière-grand-père de Jean-Nicolas fut instituteur, son grand père ingénieur des ponts et chaussées et son père Jean MEO, polytechnicien et ingénieur du corps des mines. Jean sera plus tard élu membre du Parlement Européen et siégera au Conseil de Paris.

C’est par la mère de Jean Méo, Marcelle Lamarche-Confuron, issue d’une ancienne famille vigneronne de Vosne (avec déjà une petite activité de négoce) que les Méo vont s’implanter à Vosne-Romanée.

La grand-mère de Jean Méo est la cousine germaine d’Etienne CAMUZET, personnage haut en couleurs.

Viticulteur à Vosne-Romanée, Etienne CAMUZET (1867-1946) est maire du village et de plus, député de la Côte d’Or de 1902 à 1932. En 1920, il a l’occasion d’acheter le château du Clos de Vougeot avec des vignes, mais il n’y habite pas, préférant y loger ses métayers (avec ses activités politiques, il n’a en effet plus le temps d’exploiter lui-même ses vignes). Il le revendra en novembre 1944 : le château a en effet souffert de la guerre. Il avait (déjà !) compris l’intérêt pour la Bourgogne d’avoir un temple du vin pour aider à sa promotion. Etienne Camuzet a donc choisi alors de le transmettre à la Confrérie des Chevaliers du Tastevin.

Quant aux vignes, ce sont les 20 ha supérieurs du Clos qui sont à vendre … Etienne Camuzet sollicite ses collègues vignerons de Vosne-Romanée pour les acquérir. Lui même en conservera 3ha, au pied du château.

A la mort d’Etienne Camuzet (1946), Maria Noirot, sa fille, hérite du domaine de son père et garde les métayers. Mais elle n’a pas d’enfants et à sa mort en 1959, elle lègue le domaine à son neveu Jean Méo, qui à l’époque avait déjà quitté Vosne Romanée et était depuis 1958 au cabinet du Général de Gaulle.

Pendant toute cette période, il  s’appuie sur quatre métayers, dont le plus grand des vignerons : Henri Jayer. Celui-ci fut un des premiers à vinifier en recourant systématiquement à la maîtrise des températures, mettant en avant la fraîcheur et le fruit, et agrémentant ainsi le nez et la texture du vin. 

En 1981, le Domaine Camuzet devint Méo-Camuzet et les premiers vins mis en bouteilles sous ce nom sont ceux du millésime 1983.

Jean Méo et sa femme Nicole ont eu 3 enfants : Isabelle, Angeline et Jean-Nicolas.
En 1984, Jean Méo propose à son fils de reprendre les rênes du Domaine. Jean-Nicolas, à tout juste 20 ans, étudiant à l’ESCP, n’est pas préparé à devenir vigneron. Après 8 jours de réflexion, il accepte de tenter l’expérience, termine ses études (non sans un détour à l’Université de Bourgogne pour étudier l’oenologie) et part aux USA à l’université de Pennsylvanie pour revenir ensuite vivre à Vosne-Romanée à partir de 1989. Il commence alors à s’imprégner du domaine, de la vigne, de la vinification avec comme mentor, son père bien sûr, mais aussi Henri Jayer qui, partant en retraite, accepte néanmoins de partager son savoir-faire technique et son art de la vinification. Christian Faurois, fils et neveu d’autres métayers historiques du domaine, lui apprend la vigne et lui transmet sa passion du terrain.

Rapidement, Jean-Nicolas, profitant du vent de renouveau qui commence à souffler sur la région, exprime ses opinions, tente de nouvelles expériences et réussit à créer sa méthode bien à lui, qu’il ne cesse de raffiner.

Il va être sélectionné par les plus grands sommeliers, ce qui explique la place unique de Méo-Camuzet dans la grande restauration. Son problème essentiel est de gérer l’offre insuffisante face à une demande croissante. C’est ainsi qu’en 2003, il décide, en coopération avec ses soeurs, de créer une société de négoce pour répondre un peu mieux à la demande et étendre sa gamme vers des vins plus accessibles.

Ainsi est née la société Méo-Camuzet Frères et Soeurs avec une étiquette distincte.  Mais le négoce vu par Jean-Nicolas n’est pas traditionnel. En effet il achète des récoltes sur pied en Fixin, Marsannay, Bourgogne ou autres mais il s’agit là de beaucoup plus qu’un simple achat de raisins car plusieurs interventions sont réalisées en cours de saison par les équipes du domaine et ces parcelles sont pour la plupart suivies pendant plusieurs années, ce qui permet d’en avoir une vraie connaissance de vigneron. En fait, cela s’approche d’une location de terres.

Aujourd’hui, le domaine Méo-Camuzet fait partie des plus réputés de Bourgogne.

Jean-Nicolas et son équipe continuent de travailler le nez et le goût de leurs vins, dans le respect de la nature, l’amour du terroir et du métier.

Au Vins des As, grâce à Isabelle, la soeur de Nicolas, nous avons pu bénéficier d’une allocation.

Les Grands Crus Clos de Vougeot se sont arrachés en quelques jours et restent quelques bouteilles de Corton grand cru, de Nuits-Saint-Georges 1er cru et en blanc de Hautes-Côtes-de Nuits clos Philibert monopole.