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Nos vignerons

Stéphane Tissot
(Domaine André et Mireille Tissot)

Caractéristiques

– Cépages: Poulsard, Trousseau, Pinot noir, Chardonnay Savagnin.

– Mode de culture: biologique (certifiée), biodynamique (sans labellisation)

– Surface: 46 ha

– Région: Jura

– Vendange: manuelle

Stéphane Tissot (Domaine André et Mireille Tissot)

Le domaine de 46 ha est essentiellement sur Arbois dont 8,5 ha à Bréry , sur le lieu dit en Barberon, colline composée d’argile du Lias et recouverte d’éboulis calcaire des Bajocien. les vignes plantées par des champenois à 3300 pieds /ha soit 3×1 m ont été plantées par des champenois à la recherche de volumes…Stéphane les a bridé en laissant un fort enherbement et travaille un rang sur 2 pour équilibrer leur rendement et grâce à une taille très courte il obtient 10/15 hl/ha (soit 25/30 sur une plantation classique à 5000 pieds/ha).

Pour préserver acidité et minéralité, Stéphane ne rogne pas ces vignes et conserve un palissage à une hauteur importante de 2m au lieu d’1,6 m !

Itinéraire du vigneron

Stéphane Tissot, dont le domaine est au nom d’André et Mireille, et qui est secondé par sa femme Bénédicte est aux commandes depuis plus de 20 ans, fait des vins d’exception, avec une interprétation originale, mais vraie, du terroir et des cépages, celle du bio, de la biodynamie et de la nature…

Formé à la “Viti”de Beaune, pendant 5 ans, il y a bien appris les méthodes “traditionnelles”, comprenez qu’il a été fortement prévenu contre les dangers du bio! Mais il est parti ensuite étudier le commerce et la gestion pour pouvoir mieux gérer ensuite le domaine familial…et il a alors, sans doute, oublié les messages de mise en garde…

En 1989 avant un tour du monde viticole, son père André, dit dédé, lui offre pour ses 19 ans un cadeau de roi pour un vigneron apprenti : faire sa première “vinif”…Il n’était plus un ado, son père lui permettait d’être un homme!

Commence un long périple de plusieurs années dans le nouveau monde pour comprendre les tendances…il en revient, ayant beaucoup appris sur l’oenologie ultra-présente de ces vins, convaincu que la chimie ne pouvait pas supplanter le terroir, et ne devait pas le faire …pas seulement pour des raisons éthiques et environnementales mais pour des raisons  stratégiques et commerciales: comment se battre, en effet, contre ces vins industriels du nouveau monde, si ce n’est par la qualité, celle du terroir…

La France possède 70 % des terres  pour faire les grands vins, celles sur roches mères calcaire; ses vins peuvent exprimer un terroir où les racines des ceps plongent profondément dans cette roche et y vont chercher toute leur minéralité et leur expression… à condition bien sûr que ses racines, et leurs mychorises, réseau de filaments reliés aux racines des végétaux, puissent puiser dans le sol les nutriments qui, autrement, seraient inaccessibles au système racinaire. Cette alliance champignon-plante a pour effet de stimuler la croissance et de favoriser le développement rapide des racines. Il faut pour cela que la couche arable qui les sépare du calcaire soit bien vivante, avec tous ces micro-organismes qui feront la liaison entre terre et roche, entre ciel et terre…

Ces convictions qu’il a acquises en contrepoint puis opposition, de ces domaines du nouveau monde pour qui le vin se fait à la cave ,grâce à la chimie et l’oenologie correctrice, Stéphane va les mettre en pratique à son retour…

La rencontre de Bruno Quenioux, comme pour Jean-Claude Lapalu dans le Beaujolais (cf ce vigneron) a été aussi déterminante, en stimulant son exigence, sa passion. L’observation de chaque parcelle, de chaque microclimat va lui permettre d’affiner son approche taillée sur mesure, à la bourguignonne, mais sans la chimie…De la haute couture… !