Gilles Robin

Louis Pasquion, arrière-grand-père de Gilles Robin, acheta les premières parcelles, comprenant 1,27 ha, en 1920. Sa volonté est de produire un vin pour sa consommation personnelle. En 1926, Albéric Bouvet, grand-père de Gilles Robin, décide de reprendre cette parcelle. Il souhaite développer lentement le domaine en travaillant sur la complexité de la Syrah. Ainsi, il a notamment initié la vinification de ses meilleurs raisins en demi-muids. Le père de Gilles Robin, Michel Robin, est né dans cet environnement de passionné du vin. En 1965, il fait l’acquisition de 2-3 hectares et entama un travail énorme dans la vigne de replantation et de développement du domaine à travers la recherche de nouveau terroir.

Gilles Robin a toujours suivi le travail dans les vignes en compagnie de son père. Après ses études d’œnologie à Montpellier, il part vinifier pendant 3 ans pour un Domaine en Haute-Savoie où il conseille des domaines viticoles pour connaître des expériences complémentaires. Avec une histoire vouée, depuis trois générations, à l’amour de la Syrah et à l’art de l’assemblage de terroirs, c’est en 1996, à seulement 24 ans, que Michel passa le flambeau à Gilles. Le domaine, à cette époque, a une superficie de 10 hectares.

Gilles Robin se donne alors un double objectif :

  • En amont, il investit lourdement sur le travail dans les vignes en établissant de nouvelles techniques qui s’appuient sur la lutte raisonnée.
  • En aval, il souhaite valoriser la qualité de la vendange en utilisant notamment le tri sélectif, les systèmes par gravité et le travail sur les levures naturelles. La vinification parcellaire, qui donne à chaque terroir la possibilité de se révéler intrinsèquement, devient une approche essentielle de cette modernisation.

En 2012, Gilles Robin va mettre en avant l’agriculture biologique. Les vignes sont alors certifiées Bio par ECOCERT. La culture s’effectue dans le respect de la terre avec le travail des sols (labourds, décavaillonnages et sarclages). L’emploi d’engrais organique d’origine végétale et de compost pour entretenir une vie microbienne élémentaire à la libération des éléments nutritifs des sols.

La lutte phytosanitaire se fait à partir de souffre, cuivre, de compositions à base de plantes pour favoriser la photosynthèse de la vigne et stimuler l’auto-défense, ainsi que d’oligo-éléments en parade aux carences.

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